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 [29/05] Ecouter la pluie

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Leah Peterson
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MessageSujet: [29/05] Ecouter la pluie   Mer 27 Avr 2011 - 16:10

Si pour une fois elle se trouvait dans le salon et dans un des fauteuils, ce n’était certainement pas pour écouter de la musique ou voir la télévision, non. C’était pour écouter la pluie. Après tout, il n’y avait personne… Autant en profiter. Elle aimait bien. C’était calme et en même temps, ce n’était pas le cas. Entendre la pluie tomber, c’était apaisant. Elle en avait besoin. Il y avait tout de même un peu de quoi être nerveux en ce moment. A cause du climat actuel, notamment. L’assassinat tout récent du président, toutes ces histoires.. Et puis, pour ne rien gâter, le temps était de la partie. Comme si c’était fait exprès. Enfin, elle avait finalement envoyé sa lettre à ses parents, l’estomac noué. Est-ce qu’ils vivaient encore à la même adresse au moins ? Est-ce qu’ils avaient divorcés ? Et puis… ils avaient peut-être reçu sa lettre maintenant. Ou peut-être pas encore.

Elle se triturait les mains, tout en écoutant d’une oreille l’extérieur. Pourquoi elle était venue au fait ? Elle aurait été aussi bien dans sa chambre pour ça. Mais pour une raison qui lui échappait, elle avait eu envie. Elle n’avait pas envie de rester enfermée. C’était bien pour ça qu’elle était venue ici après tout. Et sur ses genoux, elle tenait le fameux album des Divas. Celui-là même offert et dédicacé par ces dernières. C’était un peu son doudou. Son objet fétiche. Pas besoin de l’écouter, le simple fait de l’avoir dans les mains lui suffisait. A lui seul, il lui rappelait pourquoi elle était partie, sa volonté de venir ici mais aussi ce sentiment particulier de joie qu’elle avait éprouvée. Finalement, elle le serra contre sa poitrine, en se laissant vraiment choir dans le fauteuil, poussant un discrêt et inaudible soupir et les yeux rivés sur la fenêtre.
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Kalalli Renand
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Jeu 28 Avr 2011 - 1:23

Ca faisait quatre jours. Seulement quatre jours et pourtant une éternité dans le coeur du garçon. Il avait trouvé la lettre posée délicatement dans les bras de son ours en peluche. Elle était blanche et marquée de son prénom. Il avait d'abord sourit, pensant à une surprise de quelqu'un qu'il aimait. En un sens, c'en était bien une. Mais pas de ces surprises qui arrachaient un grand sourire. Non. Celles qui glacent le sang. Celles qui rendent fébriles. Celles qui font trembler et pleurer. Kalalli avait lu les lignes, une à une, paragraphe après paragraphe. Son visage s'était rapidement décomposé dès le début de la lecture.

Le message était clair. Il ne laissait nulle trace à aucune forme d'ambigüité. Charis partait. Elle retournait en Suisse, définitivement. Elle se sentait devenir quelqu'un de différent d'elle même jour après jour passé ici. L'Inuit savait qu'un des récents tournants de la prise de conscience de son amie avait été la mission en Alaska pour récupérer la main de Gloire. Il avait appris qu'elle avait tué plusieurs hommes pour les défendre, alors que lui était dans l'autre groupe, plus loin. Depuis, le garçon avait ressenti le doute en elle, même si elle tentait de le cacher au mieux.

Cette réflexion, elle l'avait probablement mûrie au fil des jours et des mois. Pour finalement prendre cette décision, elle devait d'être sentie à bout. Est-ce que c'était l'illusion avec les zombies qui l'avait finalement tant affectée pour déclencher ce qu'elle retenait depuis si longtemps ? Il n'avait rien vu venir.

A plusieurs reprises, il avait lu et relu la lettre. Charis lui disait qu'elle l'aimait et qu'elle s'en voulait. Puis elle donnait un numéro pour la joindre. Pourtant, il n'avait pas appelé. Il n'avait aucune idée de ce qu'il devrait dire. Peut être s'excuser de ne pas l'avoir assez aidée ? Elle qui avait toujours été là pour lui en le soutenant n'avait pas reçue les mêmes attentions que lui. Il ne lui avait pas rendue la pareille. Et elle était partie.

Alors il avait accouru jusqu'à la chambre de son amie, espérant fébrilement à une mauvaise blague de Kanata. Peut être qu'il arrivait maintenant à recopier l'écriture des gens en plus de leur voix ? C'était tout à fait possible. Il aurait tout donné pour que ça ne soit que ça. Qu'une mauvaise plaisanterie comme le Japonais en avant tant l'habitude. Il avait ouvert la porte avec empressement, sans même s'inquiéter de la présence éventuelle d'Abaigh. La chambre était vide.

Vide de présence humaine et vide d'aura. Le côté de Charis était devenu disponible. Ses affaires avaient disparues. Il n'y avait plus aucune trace de son passage ici, dans ce qui avait été sa chambre pendant plus d'un an, dans ce lit qu'ils avaient partagé les jours où le garçon se sentait mal. Elle était partie. Vraiment partie.

Alors il était retourné dans sa chambre et s'était assis sur son lit en prenant Chason sur ses cuisses puis avait encore relu la lettre qu'il ne pouvait maintenant plus que prendre totalement au sérieux. Le doute n'était plus possible.

La suite, il ne savait plus vraiment. Il s'était allongé sur son lit, face au mur. Il n'avait pas pleuré. Il avait pensé un peu à tout et à rien. Toujours à Charis, Ses souvenirs à eux. La pizzéria. La discussion quand il avait séché les cours. Leur dispute à la cuisine avec Josh. Quand elle lui avait remonté le moral après Prosper. Quand elle l'enlaçait pour le protéger. Il s'était retenu de pleurer un temps puis s'était laissé aller. Même Kanata n'avait pas insisté lorsqu'il était rentré dans la chambre. Peut être qu'il avait vu la lettre qui était sur la table de chevet. Peut être juste que cette fois, il n'avait pas envie de faire du mal. Et le garçon s'était endormi.

Kalalli n'avait plus eu envie de se lever. Même s'il avait continué à aller en cours, il était absent. Son esprit était ailleurs. Il ressassait la dernière fois qu'il l'avait vue, quittant la piscine pour aller se changer, ses baskets imbibées faisant un drôle de bruit à chaque pas. Il pensait à tout ce qu'il aurait aimé pouvoir lui dire pour lui remonter le moral et la rassurer s'il avait su plus tôt qu'elle allait si mal. Mais ses pensées étaient confuses. Tout ce à quoi il pouvait penser ne servait à rien. Il avait son numéro mais était incapable de le composer. Il ne se sentait pas incapable d'appuyer sur le dernier chiffre du téléphone ou d'écouter la tonalité d'attente. Rien que l'idée de rentrer en communication avec elle le perdait.

Il ne savait plus ce qu'il ressentait, entre peine et colère, entre amitié et amour. Sa seule certitude était que de savoir qu'elle ne reviendrait pas amplifiait son manque qui n'était que de quelques jours. Tout ça était vraiment injuste. Les choses évoluaient. Les gens, les lieux, les situations, tout était voué à changer. Le souvenir d'un bonheur n'était bénéfique que lorsque celui qui se souvenait était encore heureux. Dans le malheur, il n'était pas une consolation ou un refuge, mais la brûlure d'un regret sans espoir. (Claude Roy)

Sans savoir comment, ses jambes l'avaient conduites au salon ce jour là. Leah semblait écouter le silence relatif qu'offrait la pluie mais la pièce était vide hormis elle. Kalalli recherchait à la fois le calme et une présence. Mais pas une présence bavarde qui tenterait de lui remonter le moral ou qui lui ferait la conversation. Juste quelqu'un, près de lui.

Arrivant discrètement, il s'était assis dans un coin du canapé et avait saisi un oreiller pour le tenir dans ses bras en remontant les genoux. Les gestes avaient été lents et le regard du garçon était totalement absent. Il fixait un point invisible.

Seul le bruit régulier de la pluie qui tombait sur la terrasse et sur le toit occupait son esprit. Il essayait de faire le vide à défaut de penser à autre chose, comme si se permettre de se changer les idées l'empêcherait définitivement de la revoir. Un pan de son monde venait de s'écrouler. Rien ne serait plus comme avant...
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Ken O'Connell
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Jeu 28 Avr 2011 - 11:30

"Bonjour..."

Ken avait hésité à dire ce simple mot : il était évident que ni Leah, ni Kalalli n'avaient ou ne souhaitaient avoir un "bon jour". Avec un temps maussade et pluvieux, et après des catastrophes en série, ses deux camarades semblaient être atteints par un mal chronique à l'Institut : la dépression. Lui-même l'avait vécu et la vivait encore régulièrement, et il savait véritablement comment l'on se sentait dans un tel état. Et ce qu'on n'appréciait pas, précisément la présence de quelqu'un d'assez bonne humeur ou voulant discuter.

Malheureusement, s'il n'était pas dans le même "état" que les deux autres mutants, il venait de prendre la résolution de se sociabiliser à nouveau. Après des jours, des semaines de quasi absence et de mutisme presque absolu envers ses camarades, le jeune homme avait décidé de changer et de reparler, au moins un peu.

Et c'était un grand changement, au vu de sa récente attitude : après la mort du Président, les autres drames qui avaient frappé l'Institut et son propre échec à la Nouvelle-Orléans, O'Connell n'avait tout simplement plus eu le coeur de parler aux autres. Il n'avait pas été déprimé, simplement dégoûté par le monde dans lequel il vivait. Lui qui avait toujours essayé d'identifier clairement des notions de Bien et de Mal, souvent au grand dam de ses camarades qui avaient eu et avaient encore des difficultés à comprendre l'intérêt de ce raisonnement, il se retrouvait perdu dans ce monde qui lui semblait si gris.
Ni bons, ni mauvais, juste des hommes et des femmes qui essayaient de survivre au mieux de leurs intérêts. Avec des visions à court-terme, au mieux à moyen-terme. Il ne se retrouvait pas là-dedans. Il ne se retrouvait plus dans cette existence où il devait gérer au coup par coup les drames et les échecs.

C'était pour ça que Dynamo avait coupé les ponts avec les autres... même Robin, même Rachel. Se concentrant exclusivement sur ses études universitaires, vaguement sur les cours de l'Institut mais surtout sur ses propres recherches, il avait essayé de travailler plus efficacement sur la Mutanité en elle-même. Il se savait "doué" grâce à un intellect supérieur à la normale, mais il ne voulait pas croire que cela suffirait pour tout trouver. Il voulait travailler, chercher, comprendre, explorer.

Ken comprenait qu'il était un scientifique dans l'âme. Un chercheur. Un découvreur. Et il avait passé des heures, des jours, des semaines dans le laboratoire de l'Université de Salem Center, sans quasiment parler à qui que ce soit.
Et il le regrettait maintenant.

Il devait absolument voir Rachel, essayer de s'excuser et de passer du temps avec elle... même s'il commençait à oser s'avouer qu'il avait peu pensé à elle durant ses travaux. Mais il l'aimait, il en était certain. Il ne voulait pas la perdre. Enfin... il le pensait.

C'était donc pour tout ça et suite à ce bilan que le jeune homme avait décidé de se socialiser, mais il sentait que les personnes présentes étaient dans une forme encore pire que la sienne. Il fourra ses mains dans les poches de son jean après s'être massé sa barbe de deux semaines.

"J'vais pas vous demander si ça va. J'peux aller autre part, si vous préférez."

Trêve de paroles inutiles : s'il était indésirable, il le comprendrait. Il n'avait plus envie de jouer à ce genre de jeu, il préférait désormais l'honnêteté et la désirait chez ses interlocuteurs.
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Leah Peterson
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Jeu 28 Avr 2011 - 18:09

Elle aimait bien la pluie. Mais ce n'était pas nouveau non... Elle s'en souvenait encore. Quand elle restait enfermée dans sa chambre, elle n'avait pas toujours fait attention à ce qui se passait dehors. Elle avait une fenêtre pourtant. Mais elle ne l'ouvrait jamais. C'était juste sa gouvernante qui l'ouvrait au début, pour faire le ménage. Et puis un jour, elle était venue voir Leah qui révisait un cours, un grand sourire aux lèvres et dans les mains, un plateau avec des biscuits et une tasse de chocolat chaud. Elle l'avait juste posé sur le bureau et puis elle avait attrapé la fillette pour la mettre de force devant la fenêtre. Dehors, il pleuvait. Elle le savait. Elle savait ce qu'était la pluie. Mais elle n'avait jamais vraiment fait attention. Les livres étaient plus intéressant. Mais sa gouvernante lui avait maintenu la tête en lui disant "regarde, regarde !" d'un air surexcitée. Et puis ça avait commencé à la fasciner. Et c'était devenu leur rituel rien qu'à elles. C'était fini maintenant. Elle n'avait plus sa gouvernante depuis qu'elle avait fugué et elle avait l'âge de se faire ce genre de plateau toute seule. Elle aurait pu se le faire en fait, songea-t-elle, regardant d'un air pensif les gouttes qui s'écrasaient sur la vitre. Mais ce ne serait pas pareil. C'était bien parce qu'il y avait justement cette femme auquel elle s'était attachée. Avant, elle regardait et écoutait la pluie avec fascination. Maintenant, c'était plus de la nostalgie à bien y réfléchir. La nostalgie de l'époque où finalement, elle était vraiment une enfant et qu'elle était choyée et gâtée.

Elle n'avait même pas pensé à ce genre de choses quand elle était partie... Elle ne pensait surtout qu'à ses parents se disputant pour un rien. Ils avaient surement divorcés en fait. Mais quelque part, elle se doutait que ce serait sans doute beaucoup mieux comme ça. A l'origine, elle y avait surtout vu que son petit monde douilleux s'écroulerait. Et du coup, elle avait pris les devants. En quelque sorte. Au moins, elle n'avait pas attendu de se retrouver ballotée entre les deux, elle avait choisi autre chose d'elle-même. Rester à savoir à qui sa lettre parviendra. Elle supposait qu'un des deux était resté. Peut-être. Elle aimerait bien que ce soit le cas, que quelqu'un l'attende quelque part. Purement égoiste, il fallait l'avouer. Mais c'était réconfortant de savoir ce genre de chose. Et puis, elle se demandait un peu ce qui était advenu de ses professeurs et de sa gouvernante. Eux, avaient-ils trouvés un ou une autre élève ? Et elle ? Est-ce qu'elle avait été congedié ? Ou est-ce qu'elle était encore là-bas, dans une maison souvent vide ? A la limite, eux, elle s'en fichait. Elle s'était toujours sentie plus proche de sa mère et de sa gouvernante. Peut-être parce que son père n'avait jamais toleré d'avoir une fille qui préférait se murer dans sa chambre. A la réflexion, si elle avait dû choisir entre l'un de ses parents, elle aurait préféré sa mère. Celle qui ne lui en voulait pas, qui lui chantait des berceuses quand elle avait encore des couches, et qui s'occupait d'elle sans faire attention à son mutisme.

Elle pensait à tout ça. A ses parents, sa gouvernante, sa maison d'avant. Et puis il lui sembla sentir quelqu'un, une présence. Détachant rapidement ses yeux de la fenêtre, elle jeta un coup d'oeil sur Kalalli qui s'installa dans le canapé, en serrant un des coussins contre lui. Et c'était tout. Pas une parole. Rien. Elle le jaugea du regard quelques secondes. Peut-être qu'il n'avait pas envie de parler lui aussi. En tout cas, il était silencieux et n'avait pas allumé la télévision. Tant mieux. Elle se serait sentie obligé de partir sinon. Peut-être pour se réfugier ailleurs. La cuisine. Ou même le perron à la limite, histoire de bien voir pour une fois. Elle reporta donc son regard sur la fenêtre. Au jeu du silence, elle serait toujours la gagnante. Et de très loin. Et puis, elle n'aurait pas su quoi dire. "Salut, ca va ?", peut-être. Mais ça lui aurais semblé tellement futile finalement. Ecouter la pluie, et la voir, c'était suffisant pour elle. A deux, ils feraient plutôt bien la complainte du silence : un tourbillonage de pensées non dit.

Et puis, il y eut un "Bonjour...". Elle releva les yeux. Il y avait maintenant quelqu'un d'autre, qu'elle ne connaissait pas trop. Encore un peu perdu dans ses réflexions, elle avait l'impression que l'ambiance dans le salon était franchement étrange. Peut-être à cause de la pluie. On aurait dit une pièce de théâtre. Acte I, scène 1 ; jeune fille contemplant la pluie pensivement, à travers la fenêtre. Acte I, scène 2 ; arrivée d'un inuit serrant un coussin. Scène 3 ; arrivée d'un protagoniste parlant. Il ne manquait plus que de sombres rideaux s'ouvrant et se fermant et quelques spectacteurs. Cela dit, elle était plutôt calme pour une fois. C'était surement pour ça qu'elle ne rougit pas bêtement de gêne et de timidité. Et de toute manière, pourquoi il les auraient dérangés ? Elle s'en fichait à vrai dire. Tant qu'il ne brisait pas trop la tranquilité que le salon leur avait offert.

"Tu ne déranges pas." se décida-t-elle à murmurer, en faisant un petit signe négatif de la tête.

Et puis c'était tout. Elle ne savait pas trop ce qu'elle aurait pu rajouter. Bonjour, sans doute. Mais elle avait déjà un peu oublié qu'il l'avait dit en entrant. A la place, elle bougea un peu, cherchant une position plus confortable dans son fauteuil.
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Jay Sirian
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Jeu 28 Avr 2011 - 21:55

Flottant à quelques centimètres au dessus du sol et les mains dans les poches, Jay se dirigeait vers la salon. Depuis le drame qu'avait vécu les Etats-Unis, il essayait de se plonger dans la politique, sans trop de résultat, il fallait l'avouer. Il n'avait pas vraiment compris tout ce qu'il s'était passé depuis le décès du Président, mais une chose était sûr, ça remuait tout le pays. En plus, Roberta leur avait interdit d'agir, ce qui ne le rassurait pas non plus. Du coup, il voulait se poser devant la télé, pour voir les nouvelles du jour, mais le salon était déjà occupé.
En y entrant, il vit une scène étrange, Leah avec un disque des Divas, Kal avec un coussin et un Ken qui semblait se demander ce qu'il fichait là. Une ambiance froide se dégageait de tout ça.

-Salut à vous...

Sa voix s'était presque perdu à la fin de sa phrase, l'endroit était tellement calme qu'il avait peur de gêner. S'il y avait eu une église à l'Institut, sa place aurait été dans le salon ce jour-là. Il fallait qu'il trouve un truc, aussi débile que cela puisse paraître, il n'aimait pas trop les silences de ce type et encore moins voir tellement de gens triste ou fatigué, ou quoique ce soit d'autres.

-Dites-moi, je vais peut-être poser une question bête, mais... il ne vous arrive jamais de perdre des objets par ici ? Ça fait quelques jours que je paume des trucs que j'ai en main et ça commence un peu à m'affoler.


Il fit un léger sourire, qui se transforma en étirement des lèvres, d'un type soucieux. Lui qui voulait mettre de l'ambiance en disant quelque chose, c'était raté. Mais avec un peu de chance, ça lancerait une conversation, n'importe laquelle.
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Kalalli Renand
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Jeu 28 Avr 2011 - 23:56

La pluie tombait dans un rythme constant. L'esprit du garçon était concentré sur l'éclatement de chaque goutte sur sa surface. La mélodie l'apaisait. La pluie était toujours agréable à observer ou à écouter lorsque l'on était au chaud et protégé à l'intérieur de son foyer, alors qu'on était certain de ne pas sortir.

Ken venait de les saluer d'un bonjour. Etait-ce réellement un bon jour ? Aujourd'hui rien de mal n'était arrivé pourtant. Aujourd'hui n'était que la conséquence d'hier et des jours précédents. La situation de chacun, qu'il s'agisse d'homme ou de pays dépendait de son passé. Aujourd'hui, ni lui ni les Etats-Unis n'allaient bien à cause des récents évènements du quatrième jour précédent celui-ci. Les deux avaient perdus un élément important les constituant.

Kalalli avait tenté d'en entendre le moins possible sur les évènements autour de l'assassinat du président. L'effervescence créée mêlée à l'incertitude et à l'inquiétude générale n'arrangeait pas son état ni son moral. Pourtant, il était impossible de ne pas subir ne serait-ce que des bribes d'informations à ce sujet. La télévision ne cessait de diffuser des programmes sur les circonstances de l'assassinat, sur le président lui même, sur des rappels historiques des Etats-Unis, sur des débats et autres conférences. Sans compter que la tension envers les mutants ne pouvait qu'être renforcée. Le terrorisme avait déjà tôt fait d'attirer les billets les plus radicaux étant donnée la réussite de l'assassinat, alors que ce soit un meurtre de la part d'un mutant relançait toutes les rancoeurs qui n'avaient jamais été apaisées depuis ces derniers mois.

L'Institut n'avait subi aucun assaut d'une population enragée comme certains l'avaient craint. Les évènements d'Halloween dernier semblaient à la fois bien loins et bien prêts. Même s'il avait été capable de maîtriser des foules plus d'une fois, devoir réitérer l'opération sur des citoyens enragés le dérangeait particulièrement. Ce ne serait qu'une solution temporaire ne leur laissant que quelques minutes pour réagir face à eux. Une illusion cauchemardesque serait probablement traumatisante pour chacun d'eux. Et au réveil s'ils ne fuyaient pas, il serait nécessaire de les affronter réellement. Leur nombre était limité la dernière fois. Ils avaient été chanceux.

Dans ce mélange d'incertitude et d'irrégularité, la pluie était d'une constance apaisante. Ken avait probablement ressenti que l'atmosphère dans la pièce était loin d'être à l'amusement et à la légèreté. Ca faisait d'ailleurs un moment que l'Inuit n'avait pas croisé le compagnon de Rachel. Il ne savait pas trop ce qui pouvait autant l'accaparer. Peut être les études, ou la pratique d'une activité. Finalement, il se rendait compte qu'il ne le connaissait pas tant que ça. En tout cas, il sentait qu'il pouvait gêner dans ce silence quasi religieux.

Kalalli ne savait pas quoi répondre. Il ne pouvait pas lui dire que tant qu'il restait silencieux, ça lui irait. Ca ne se faisait pas vraiment. Heureusement, Leah venait de prendre l'initiative de lui répondre qu'il ne les gênait pas. Après tout, ils ne faisaient rien. Ils profitaient simplement de la comptine de la pluie. Et puis être entouré le rassurait. Non pas que la seule présence de Leah ne lui suffise pas.

Puis Jay arriva aussi silencieusement qu'à son habitude grâce à son vol. L'Onyx l'observa du coin de l'oeil, absent. Il se doutait que ce silence lui déplairait et que le X-Rays tenterait de le combler en discussion quelconque. Il parla donc de choses qu'ils perdaient ici, d'objets qui disparaissaient de ses mains. Le sujet tombait comme un cheveux sur la soupe. Non, lui ne perdait rien de plus que d'habitude. Le regard dans le vide, il ne répondit rien, préférant s'enfermer dans un mutisme calme. Kalalli soupira presque imperceptiblement et resserra son étreinte avec le coussin.
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Abaigh Mc Culloh
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Ven 29 Avr 2011 - 1:05

Le deuil. D'après Elisabeth Kübler-Ross, ce dernier se déroule en cinq étapes : Le déni, la colère, le marchandage, la dépression et enfin, l'acceptation. Comment je sais ce genre de choses? Après le décès de mon père, j'ai voulu essayer de comprendre ce que je ressentais et pourquoi je le ressentais et j'ai fini par tomber sur des vieux documents sur internet qui parlaient de cette fameuse Elisabeth et de ses travaux sur le deuil. Et j'ai compris... J'avais eu beaucoup de problèmes avec mon père, après tout, c'était lui qui avait décidé de me mettre dehors et même si finalement, nous nous étions réconciliés, il y avait toujours eu un fossé entre nous. Quand il est mort, j'y étais plus ou moins préparée même si on n'est jamais réellement préparé à ce genre d'évènements mais, comme il était malade et que son état empirait rapidement... Oui, je m'y étais préparée. Alors, le déni, je ne suis pas vraiment passé par là. Mais la colère... Oh bon sang, elle a été violente, brûlante, aveuglante. Parce que je lui en voulais encore et parce que ça me faisait mal de lui en vouloir. J'ai été tellement secouée par tout ça que j'ai fini clouée au lit pendant plusieurs semaines. Aucune maladie, rien, juste une crise de nerfs qui durait encore, et encore, si bien qu'elle m'en donnait de la fièvre. Du coup, je n'ai pas pu accompagner mes coéquipiers dans leur mission et je n'ai même pas été en état de participer à un seul des briefings... Je n'étais plus qu'un fantôme, l'ombre de moi-même et ce, même vis-à-vis de la personne qui pourtant comptait le plus au monde pour moi : Charis.

Pourquoi ne lui ai-je pas parlé de la mort de mon père? Pourquoi lui ai-je menti? Pourquoi ai-je mis une distance entre nous? Parce que j'avais tout simplement honte de ce que je ressentais. J'avais honte d'en vouloir à mon père alors qu'il était parti, parce qu'il était parti. J'étais juste... Incapable de laisser Charis voir cette partie de moi et puis, elle ne savait pas tout ce que j'avais vécu. Je lui en avais un peu parlé mais, je n'étais pas rentrée dans les détails et parler de ma colère signifiait rentrer justement dans les détails et j'étais incapable de le faire. J'avais peur de la perdre. Si j'avais su... Si seulement j'avais su que mon comportement allait entraîner ce que je redoutais et voulais éviter... Si seulement je m'étais plus occupée d'elle, si seulement j'avais vu et compris ce qu'elle traversait, alors... Jamais je ne me serais retrouvée face à elle, dans notre chambre, voyant dans ses mains un sac de voyages. J'allais mieux. J'étais debout. Je n'avais plus de fièvre. Je n'étais toujours pas décidée à lui parler de mon père mais... Je n'avais pas besoin d'être décidée puisqu'elle était déjà au courant. Lorsqu'elle m'annonça qu'elle m'avait entendue en parler avec ma mère au téléphone, je sentis un poids immense tomber dans le creu de mes entrailles : Je lui avais menti, et ça lui avait fait du mal. Bien sûr, je m'empressai de m'excuser, de lui expliquer pourquoi mais, elle ne m'en lassa pas le temps parce qu'elle avait d'autres choses à dire, à m'expliquer, à m'annoncer. Son départ par exemple. Départ... Temporaire, je l'espérais. Le mot se forma sur mes lèvres mais mourut avant même qu'il ne soit prononcé : Définitif. Un départ définitif.

Sans moi.
Sans nous.

Si quelques instants auparavant j'avais eu l'impression qu'un poids tombait dans mes entrailles, en cet instant, j'avais l'impression de ne plus avoir d'entrailles du tout. Les explications qu'elle me donna ne me parvinrent presque pas. En fait, je fus incapable de les entendre sur le moment, elle n'allaient me revenir que quelques heures plus tard. Non, en cet instant, la seule chose que j'entendais, que je comprenais, c'était que je l'avais perdue. C'était trop tard. Mes excuses, mes supplications n'allaient rien y changer. Cela ne m'empêcha pas de la supplier. Quoi? Et ma fierté? A quoi pouvait-elle me servir ma fierté? A quoi tout le reste pouvait me servir si Charis n'était plus là? A rien... A rien du tout... Et quand elle s'avança vers moi je ne pus m'empêcher de secouer frénétiquement la tête, ne la voyant presque plus à travers mes larmes : Non. Elle ne devait pas me dire au revoir. Elle ne pouvait tout simplement pas partir comme ça, pas si vite, pas maintenant... C'était trop tôt. Beaucoup trop tôt. Pour moi. Mais pour elle, il était temps... Elle posa sa main sur ma joue, la caressa brièvement avant de déposer un baiser sur mes lèvres que je lui rendis, qui dura sans doute quelques instants mais qui me sembla horriblement court parce, un instant plus tard, j'entendis la porte de la chambre se fermer.

Premier jour-Le déni. Je restai éveillée toute la nuit, en fixant la porte, persuadée qu'elle allait changer d'avis, qu'elle allait revenir. Ce n'était qu'une dispute, pas une séparation. Elle allait rentrer et nous allions nous réconcilier. Tout irait bien. Tout irait très bien. Mais elle ne revint pas. Deuxième jour-La colère. Ses paroles me revenaient, ses explications... Pourquoi avait-elle pris cette décision, sans m'en parler? Pourquoi avait-elle jugée qu'en restant auprès de moi, elle allait me faire plus de mal que de bien? Comment avait-elle pu décidé de ça toute seule? Ca me concernait, on aurait pu en parler, trouver des solutions. J'aurais pu essayé de l'aider, il n'était pas trop tard! Pourquoi avait-elle fait ça? Le marchandage. J'ai sauté cette étape et... Troisième jour-La dépression. Je ne voulais parler à personne en dehors de Kala parce que lui, je savais qu'il comprenait ce que je pouvais ressentir. Seulement, j'étais décidée à rester enfermée dans ma chambre alors, je ne vis pas Kala et n'eus pas l'occasion de parler avec lui, de partager ma peine avec lui comme lui, aurait partagé sa peine avec moi. Vous allez me trouver horrible mais... A côté de la perte de Charis, la mort de mon père n'était rien. Rien. Où étaient passés ces moments sur Genosha où j'avais fait ma déclaration? Où étaient passés nos premiers moments ensemble? Où était-elle passée?

Quatrième jour-La dépression (Oui, il va falloir un moment avant d'arriver à l'acceptation). Sur un coup de tête, je quittai l'Institut pendant quelques heures parce que j'avais envie de changement. Je devais essayer de faire quelque chose pour moi, pour essayer de penser à autre chose qu'à elle... Je ne trouvai rien de mieux que d'aller chez le coiffeur pour changer de couleur et de coupe de cheveux. Différent. Le résultat était différent, comme je souhaitais être différente. Cependant, sur le moment, cela ne changea rien à ce que je ressentais. Et puis, l'ambiance qui régnait au centre commercial... Entre le temps maussade (qui cela dit en passant n'était que le reflet de mon état intérieur), et les gens qui ne faisaient que parler de la mort du président... Disons que ça ne m'aidait pas. Pas du tout. En toute honnêteté, la mort du président m'était un peu passée au-dessus de la tête. Il avait été assassiné et cela allait avoir des conséquences, pour nous entre autres, mutants, je le savais, mais la vérité, c'était que je m'en fichais. On pouvait venir pour m'emmener, m'enfermer ou me faire du mal, ça m'était égal. Ca ne me ressemblait pas mais, ça m'était égal. Je me sentais tellement vide... Et j'étais sincèrement persuadée que jamais rien ne pourrait combler ce vide. Ce fut donc la mine toujours sombre, le soupir facile, le pas traînant et le risque de fondre en larmes à tout instant que je retournai à l'Institut, changée à l'extérieur mais pas à l'intérieur. J'entrai, trempée jusqu'aux os (Il pleuvait, et alors? Ce n'était que de l'eau...) et m'arrêtai devant le salon en entendant la voix de Jay qui demandait si certains avaient perdu quelque chose puisqu'il semblait perdre des trucs depuis quelques jours. Moi, j'avais perdu quelque chose. Quelque chose d'irremplaçable mais il ne faisait probablement pas allusion à cela. C'est à ce moment-là que j'aperçus Kala, assis dans un coin du canapé, un coussin serré contre lui. En le voyant ainsi, j'eus encore plus mal et je m'en voulus terriblement... Il était mal, il était très triste lui aussi et j'avais beau l'être moi aussi, j'avais beau être dans un état lamentable, je ne devais pas l'abandonner. Elle était partie et lui. Lui...

Ravalant mes larmes, j'affichai tant bien que mal un sourire sur mes lèvres. Bon, le résultat ne fut pas terrible mais c'était mieux que rien. Puis, j'entrai à grands pas dans le salon avant de saluer tout le monde d'une voix peut-être un peu trop forte pour paraître réellement naturelle.

-Salut tout le monde!

C'était la première fois que je parlais depuis le départ de Charis... Comme si... Comme si le monde pouvait continuer à tourner sans elle... Idée ridicule et impossible que je devais pourtant tenter de faire au moins paraître. J'étais blonde, dégoulinante de pluie... Peut-être que ça allait, à défaut d'être joli, divertir un peu Kala? Oui, en cet instant, je ne pensais plus à ma propre tristesse : J'avais juste envie de soulager la sienne même si, techniquement, j'ignorais encore comment faire.
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Ken O'Connell
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Lun 2 Mai 2011 - 15:20

"Non."

Ken se tourna vers Jay, véritable phare dans la journée et dans le salon. Ca faisait aussi des jours qu'il n'avait pas croisé le jeune homme, et il lui offrit un petit sourire même si le coeur n'y était pas vraiment. Les dépressifs étaient sûrement contagieux.

"Je garde beaucoup de choses dans ma chambre, et je considère pas qu'on peut perdre quelque chose là-bas... juste que des éléments de ma propriété puissent être temporairement enlevés par l'entité maléfique appelée Robin Hoster qui prend un plaisir malsain à me dérober mes objets. Mais ils finissent par me revenir, après un règlement violent, âpre et brutal à base d'attaques silencieuses et rapides durant la nuit."

Une petite blague pour la route, même s'il n'était pas certain qu'elle fasse mouche. Abaigh venait de rentrer dans le salon, et il sentit bien que ses salutations étaient forcées. Elle et Kalalli souffraient du départ de Charis, qui était quasiment devenue une institution... à l'Institut. Beaucoup d'anciens filaient, ces derniers temps, et lui-même se demandait si son tour viendrait. Après tout, malgré tout même, il avait de moins en moins d'attaches entre ces murs.

"Tu as perdu quoi, au fait ?"

O'Connell se tourna ensuite vers Abaigh, et lui offrit aussi un sourire. Moins forcé qu'elle, cependant.

"Bonjour. Tu viens illuminer le salon ? Ca fera pas de mal."

Une pique un peu acerbe, sûrement trop, mais qui lui avait échappée. Il en avait assez de jouer aux faux-semblants.
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Leah Peterson
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Lun 2 Mai 2011 - 16:56

L'ambiance dans le salon semblait prendre une tournure particulièrement lugubre. D'abord, il y eut quelqu'un qui s'amusa à arriver en flottant au-dessus du sol, ce qui la fut sursauter. Tout d'un coup, elle s'attendait presque à ce qu'ils organisent un truc style "maison hantée". Comme s'ils allaient se réunir autant de la table avec des "esprit, esprit, es-tu là ?", en se racontant des histoires plutôt macabres et effrayantes qui seraient rythmées par le bruit de la pluie sur la fenêtre. Et tant qu'à faire, une Mercredi en train de jouer de l'orgue. Le pire, c'est que ça ne lui aurait peut-être pas déplu. Elle ne s'était jamais amusée à ce genre de trucs avec d'autres après tout. Elle avait presqu'envie même de le proposer. Sauf qu'elle n'oserais jamais, et elle le savait. C'est pour ça qu'elle baissa la tête en rougissant, sans raison apparente, et en se mordillant les lèvres. Et ne la releva pas même pour saluer Jean Sairien Jay qui avait pourtant eu la politesse de dire "salut". Et puis il donnait l'impression d'être dans une sorte de sanctuaire. Un peu comme s'il ne voulait pas être indésirable. Pourtant d'habitude, le salon était tellement animé et bruyant ! A croire que c'était Kalalli et elle qui avait instauré cette ambiance.

Enfin il continua à parler tout de même et leur demanda s'ils n'avaient rien perdus dernièrement. Bien qu'elle garda la tête baissée, elle haussa un sourcil. Elle ne risquait pas de perdre quelque chose. Le peu qu'elle avait, elle y tenait. Si jamais elle en égarait une, elle serait capable de retourner toutes ses affaires jusqu'à la moindre chaussette pour retrouver l'objet en question. Surtout qu'elle n'avait pas tant de choses que ça en sa possession. Deux trois livres. Son album des Diva qui était présentement sur ses genoux. Et puis son "doudou". Et si jamais quelqu'un se permettait d'y toucher, alors là, timidité ou pas... Mais visiblement, lui, commencait seulement à s'affoler. Elle n'aurait jamais attendu quelques jours pour s'en soucier, mais bon. Surement quelqu'un qui lui empruntais des affaires, rien de méchant. Ken lui répondit d'ailleurs, ajoutant que pour sa part, ça se réglais avec des "règlement violent, âpre et brutal à base d'attaques silencieuses et rapides durant la nuit", ce qui la fit bouffer de rire et elle se hâta de mettre une main devant la bouche pour réprimander son fou rire. Elle venait d'imaginer les deux hommes en train de se livrer bataille dans leur chambre façon ninja en pyjama.

Retrouvant peu à peu son calme, elle s'occupa surtout d'inspirer et d'expirer discrêtement, jusqu'à ce que ses joues retrouvent une couleur normale. Et se mordilla la lèvre. Oseras-t-elle ? Oseras-t-elle pas ? Satanée timidité. Elle fit mine de regarder vers la fenêtre plutôt que de dire une bêtise du genre "c'est peut-être un fantôme...". Ca lui aurait pourtant permis d'essayer de diriger la conversation sur des histoires de ce genre. Mais elle avait surtout peur de se ridiculiser définitivement en le disant. Ou alors on la prendrait pour une fille peu sérieuse. Bon, ça à la limite, c'est vrai qu'en général, elle était plutôt le genre à avoir le nez plongé dans des livres. Sauf que très souvent, c'était des mythologies, pas un traité sur l'économie. Et puis c'était trop tard. Elle avait un peu loupé sa chance dès qu'une fille trempé fit irruption dans la pièce qui la fit sursauter également, un peu plus violemment que Jay l'avait fait.

Il y avait encore cinq minutes, Kalalli et elle avaient tenu le silence. En l'espace de quelques minutes, il y avait surtout eu des "salut" et des "bonjour" qui avait retentit. Elle ne se sentait pas à l'aise. Pas du tout. Où était passé le silence ? Le bruit de la pluie ? Elle cligna des yeux. C'était comme si elle venait de se réveiller. Elle avait bien envie de sortir tiens. S'asseoir sur le perron et réecouter la pluie comme tantôt. D'un autre côté, la curiosité l'en empêchait. Elle avait bien envie de voir ce qu'ils se passeraient maintenant que tout le monde s'était salué. Y en aurait-il qui proposerait enfin de se raconter des histoires genre de fantômes ? Ou un qui allumerait juste la télévision pour meubler un peu le silence ? Ou un qui s'amuserait soudainement à danser la macarena juste histoire de dérider les autres ? Elle espèrait au moins que personne ne toucherait à la tv. Surtout que pour du son, elle avait l'album des Diva au pire.
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Jeu 5 Mai 2011 - 16:21

À la surprise des personnes présentes, la porte du salon s'ouvrit brusquement, laissant entrer un invité pour le moins inattendus, et aux manières somme toute assez grossières...


Le commando, visage masqué mais arme de poing -létale- parfaitement visible, s'installa sans rien dire à l'entrée de la pièce, jeta un coup d'oeil aux personnes présentes sens rien dire, et resta en poste à coté de la porte.

"Cinq sujets en visuel", annonça-t-il vraisemblablement à destination de son communicateur.

"Nous prenons le contrôle de votre baraque les mômes, alors tenez-vous à carreau !"

Cette fois-ci, l'annonce était clairement pour les personnes présentes.

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Jay Sirian
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Jeu 5 Mai 2011 - 23:32

Sa tentative pour lancer la conversation n'avait pas vraiment marché, si ce n'était Ken qui lui avait répondu. Son problème était logique, mais lui, ça n'arrivait pas uniquement à cause de son coloc, ça arrivait n'importe où, du coup il répondit juste :

-Un tas de trucs...

Sans savoir quoi dire d'autres: aux dernières nouvelles, il avait perdu une tasse, un cahier, des fringues et peut-être d'autres choses encore. Le fait était qu'il en avait trouvé certaines un peu plus loin et les autres étaient encore perdus.

Lorsqu'une personne entra, masqué et armé, il ne sut quoi faire. Tout le monde semblait dans le coltar et surtout, pas très motivé à se faire attaquer. Il y avait deux possibilités, la première était la violence, la deuxième celle de parlementer. Il ne savait pas dans quel merdier ils étaient, il valait mieux parler. Et au pire, les autres pouvaient agir.

-Bonjour, vous voulez quoi, vous êtes sûr que vous ne vous trompez pas de cible ? Vous rêvez peut-être un peu là, pour venir ici armé...

Il avait accentué le mot « rêvez » et levé les mains en l'air, il n'en avait pas besoin de toute façon, c'était juste pour faire semblant d'être soumis. Il jeta néanmoins un rapide regard à Kal, son ancien Kamarade, c'était le seul qu'il connaissait vraiment en action, mise à part Ken, un tantinet violent, en espérant qu'il ait compris. Les autres seraient trop violents, c'était le seul qui pouvait agir doucement.
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Kalalli Renand
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Ven 6 Mai 2011 - 10:48

Perdu dans ses pensées, Kalalli releva les yeux à l'entrée d'Abaigh qui les salua d'une façon faussement naturelle. Il se doutait bien qu'elle ne pouvait pas être heureuse avec le départ de Charis. Alors elle devait essayer de masquer sa peine comme elle le pouvait. Pourtant la jeune femme s'était plutôt isolée depuis son retour. De son côté, Ken répondait à Jay à propos des objets perdus. Le garçon n'écouta pas réellement la conversation à laquelle il n'apportait pas vraiment d'intérêt. Par contre, la remarque sur le fait d'illuminer le salon qui en avait bien besoin l'atteint.

Le garçon songea que personne ne le forçait à rester après tout. Si l'ambiance calme et déprimée de la pièce le gênait tant, il pouvait aller voir d'autres personnes. Sa pensée fut coupée lorsque la porte du salon fut violemment ouverte, le faisant sursauter. Un homme armé entra dans la pièce, surement un militaire. Kalalli se prépara à le paralyser dès qu'il lèverait l'arme sur l'un d'eux. Mais étrangement, l'homme ne les visa pas. Il indiqua combien ils étaient dans la pièce et leur annonça qu'un "nous" énigmatique prenait le contrôle de l'Institut.

C'était beau de rêver, comme le disait Jay. Le militaire était seul face à quelques uns des mutants élèves les plus puissants des lieux. Un groupe d'une vingtaine de commandos auraient pu être stoppés rien que par lui et mis hors d'état de nuire par Jay ou Ken, sans compter l'aide d'Abaigh. Le plus étonnant restait définitivement que l'intrus ne leur semblait pas particulièrement hostile même s'il arrivait de façon pour le moins cavalière.

Pour qu'ils soient prévenus de cette façon là, c'est à dire oralement et sans menace directe, c'est qu'on ne leur voulait pas de mal en particulier. C'était peut être le gouvernement des Etats-Unis qui les envoyait ? Dans ce genre de situation, il valait mieux ne pas s'attaquer à eux, clairement. Toujours aussi silencieux, Kalalli fixait l'ennemi sans le quitter des yeux une seule seconde. Tant qu'il ne visait pas l'un de ses camarades, il ne comptait pas l'enfermer dans une illusion. Ca ne ferait que leur attirer des ennuis comme refus d'obtempérer. Et même s'il leur aurait paru légitime de se défendre, les autorités n'auraient pas été du même avis.

Finalement comme beaucoup l'avaient pensé, il se pouvait que les militaires entreprennent une action contre les mutants depuis la mort du président. D'ici à ce qu'ils essayent un rapprochement hasardeux entre l'Institut et l'assassinat, ça ne l'étonnerait pas. Les mutants seraient une menace, et la médiatisation de l'école Xavier en faisant une première cible de choix. Une cible pour faire quoi, c'était par contre une véritable question. Voulaient-ils enfermer tous les mutants d'ici ? A moins qu'ils ne veuillent parler aux enseignants. Mais le téléphone existait tout de même. Et puis pourquoi Cerebra ne leur avait-elle pas signalé l'intrusion ? C'était prévu ? Peut être que les professeurs étaient au courant ? Pourtant ils auraient été prévenus tout de même.

La situation avait quelque chose de réellement mystérieuse. De nombreuses hypothèses traversaient l'esprit de l'Inuit dont les yeux passaient de l'arme au visage cagoulé du commando qui paraissait bien sûr de lui. Il était trop tôt pour faire quoique ce soit.
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Sam 7 Mai 2011 - 10:07

Le militaire, quoiqu'il gardât son arme au poing, semblait être dans une position un tantinet moins offensive. Mais il ne valait mieux pas songer à la vitesse à laquelle il serait capable de s'y remettre en cas de danger.

"Pas de panique les gars. Baissez les mains. La Présidente nous a ordonné d'investir les lieux et de sécuriser la zone. Et non, je ne rêve pas avec mon arme. La Présidente nous a aussi donné l'ordre de liquider tous les mutants en visuel au premier signe d'agression."

Le plus terrifiant dans l'affaire n'était peut-être pas le fait que la Présidente ait pu donner l'ordre de refroidir autant de monde, mais peut-être bien le fait que cela n'avait pas l'air de déranger le militaire.

"Vous pouvez vaquer à vos occupations, tant qu'il n'y a pas de menace, vous ne craignez rien."

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Ken O'Connell
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Sam 7 Mai 2011 - 23:07

"C'est une propriété privée."

Ken, les mains dans les poches, n'avait pas desserré les dents depuis l'irruption du commando. Il avait laissé Jay parler, car il ne se sentait pas l'âme d'un diplomate aujourd'hui. L'ambiance était peut-être trop dépressive, son manque de contact social ces dernières semaines l'avaient peut-être trop délié de la réalité, mais il avait du mal à rester calme. Surtout après les dernières paroles du commando.

"Si la Présidente a donné son ordre, nous avons le droit d'être informés par la présentation de documents officiels. Ou alors, nous sommes considérés comme des terroristes."

Le regard d'O'Connell se posa alors sur le masque de l'homme. Il ne montrait aucun signe d'agressivité, restait tranquillement debout, à quelques mètres du militaire.

"Et alors... oui, vous rêvez en venant, sûrement pas seul sur tout le terrain mais seul dans le salon, simplement armé comme vous l'êtes, dans cet Institut. Remplit de mutants. Fatigués, lassés, exténués... énervés. Je plains les pauvres âmes qui viendraient ici avec des intentions de violence en ce moment."

Là, son discours était agressif et il l'assumait. Il en avait assez d'être traité ainsi par le gouvernement et les organisations secrètes.
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Leah Peterson
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Dim 8 Mai 2011 - 11:22

Apparement Jay avait perdu "un tas de trucs". Somme toute, c'était bien vague. Mais elle n'eut guère le temps de s'interroger sur la nature des "trucs" avec l'arrivée totalement imprévue d'un commando qui la fit d'abord sursauter. Personne ne se serait attendu à un tel invité... Et il fallait avouer que la vue de son arme lui glaça l'échine. Il comptait leur tirer dessus ? Elle le craignait, et se tassa un peu plus dans le fauteuil. Et puis il sembla faire une sorte de rapport. Cinqs sujets en visuel ? A qui disait-il ça ? Une chose semblait certaine : ca ne laissait rien prévoir de bon. Elle fronça légèrement les sourcils lorsqu'il fanfaronna qu'ils prenaient le contrôle de leur baraque "les mômes". C'était quoi cette histoire ? Jay fut le premier à réagir en lui faisant remarquer qu'il rêvait sans doute un peu.

Et puis il sembla réciter quelque chose. Baisser les mains ? Aucuns d'eux ne les avaient levés. Et c'était quoi l'histore de sécuriser la zone ? Sécuriser quoi ? En tout cas, ça semblait n'avoir guère plut à Ken qui lui fit remarquer qu'ils étaient bien présomptueux de se permettre ce genre de chose. Du moins, il semblait quelque peu à nerf. Et cette fois, elle le comprenait. Elle leva timidement la main comme si elle était en classe et qu'elle réclamait la parole à un quelconque professeur.

"Sé....sécuriser quoi ?" demanda-t-elle, balbutiante. "Vous dites ça comme si un terroriste se cachait ici..."

Ce qui en fait, lui semblait une idée fort ridicule et absurde.
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Mer 11 Mai 2011 - 11:34

En une fraction de seconde, Ken s'était retrouvé avec le canon de l'arme braqué directement entre ses deux yeux. Un profond sentiment de malaise l'envahit : ses jambes flageolaient, il avait la nausée, et une terrible sueur froide. Est-ce qu'il allait se faire descendre ? Son pouvoir allait-il être suffisant pour encaisser le choc d'une balle en pleine tête à une aussi courte distance ? Pouvait-il se permettre de risquer la vie de ses camarades juste sur un coup de colère ? Ca lui apprendrait à tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler à un soldat armé et décidé !

Ceci étant, la mort avait décidé de le faire mariner un peu.

"On ferme son clappe-merde, et on recule de trois pas. Exécution !", lui ordonna le militaire, tout en le gardant en joue. Pour le coup, Ken se sentit vraiment idiot, et n'eut pas vraiment d'autre choix que de s'exécuter. Le militaire ne baissa toutefois pas son arme pour répondre à Leah, alors que les mutants du salon constataient, horrifiés, que quelqu'un avait fait ouvrir le terrain de basket, et que des militaires s'engouffraient dedans.

"Sécuriser l'Institut contre d'éventuels assaillants extérieurs, et déterminer s'il constitue une menace pour la sécurité nationale."

Il se tut un instant, puis ajouta.

"Et manifestement, c'est le cas."

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Kalalli Renand
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Sam 14 Mai 2011 - 17:05

Le soldat rassura tout le monde sur ses intentions. Ils devaient juste sécuriser la zone de quelque chose qui ne semblait pas à l'intérieur, à savoir eux. Quant à supprimer toute menace interne, le militaire avait l'air particulièrement sérieux. Mais le garçon songea que s'il était là pour les protéger, il n'y avait à priori pas vraiment de raison de se défendre de ces "invités". Ils étaient une sorte de protection supplémentaire ? Tant mieux... Même si les militaires avaient rarement été réellement leurs alliés au final. Il suffisait de songer à nouveau à la main de gloire dans le grand Nord et quels usages néfastes ils avaient en tête...

Soudainement, Ken passa d'un stade relativement calme à un autre plus agressif. Kalalli l'observa, les yeux écarquillés, se faire braquer l'arme dessus et hésita plusieurs fois en une fraction de seconde à paralyser le soldat. Mais ce dernier ne semblait pas vouloir tirer et fit reculer le JustiX. Leah venait de poser une question en balbutiant, visiblement pas à l'aise du tout, et l'homme masqué expliqua. Protéger l'Institut de l'extérieur et vérifier s'il constituait une menace. A priori ils étaient bel et bien tranquille si chacun restait à sa place.

Néanmoins lorsque le soldat fit remarquer que c'était le cas, quant au fait d'être une menace, Kalalli remarqua avec terreur que le terrain de basket était ouvert et que les commandos n'avaient pas raté l'occasion de s'introduire. Cette fois ils étaient tous très mal. L'Inuit songea à nouveau à paralyser le soldat, voire à étendre son pouvoir à tout l'Institut sur les non-mutants afin de permettre à chacun de faire quelque chose... Mais faire quoi au final ? Ils ne pouvaient pas se dresser contre leur pays. Pourtant ils ne pouvaient pas non plus se laisser faire. Où étaient les professeurs ? Il posa une question, des fois que la situation ait changée :

" On peut quand même continuer à se déplacer librement malgré le "c'est pas le cas" ? Même dehors ?"

Il avait une forte envie d'aller se réfugier dans sa chambre, alors qu'il savait pertinemment qu'il n'y serait pas plus en sécurité. La situation était particulièrement tendue.
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Leah Peterson
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Sam 14 Mai 2011 - 17:23

Visiblement, le commando en question n'était pas venu pour leur proposer une petite partie de blackjack bien gentiment. En témoignait le pistolet qui venait d'être levé. Les yeux écarquillés, le souffle coupé, elle se ratatina d'avantage dans son fauteuil, serrant un peu plus son précieux album contre elle. Ca semblait tellement surréaliste en réalité. Si la magie de la pluie s'était dissipé avec l'arrivée de quelques élèves, elle avait maintenant l'impression d'avoir basculé dans une autre réalité avec ce fou de la gachette. Néanmoins, Ken sembla ne pas hésiter, et elle se remit à respirer que difficilement. C'était pas évident de garder son calme dans ce genre de circonstances. D'autant qu'elle ne pouvait pas être d'une grande aide. D'abord, parce qu'elle n'était pas certaine de pouvoir se protéger elle-même. Ensuite, parce que même si c'était le cas, il était impossible qu'elle parvienne à protéger tout le monde. Et puis qu'enfin, même s'ils pouvaient tenir bon face à ce commando-là, ils ne risqueraient pas d'aller bien loin malgré tout.

Il lui répondit. A priori, le but de leur "visite" semblait normale et même plutôt.... généreuse. Leurs manières, elles par contre, ne l'étaient définitivement pas, songea-t-elle, préférant se tourner de nouveau vers la fenêtre. Sauf que cette fois, c'était pour voir que le terrain de basket avait été ouvert. Et entendre le commando dire que c'était "apparemment le cas". Le cas de quoi ? se demanda-t-elle, figée, ne parvenant plus à bouger. Qu'ils étaient des terroristes ?

"Qu'est-ce qu'il va se passer pour nous ?" interrogea-t-elle une nouvelle, d'un ton aussi hésitant et timide que la première fois. "Qu'est-ce que vous allez faire de nous ?"

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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Mer 25 Mai 2011 - 11:27

Le soldat semblait écouter attentivement quelque chose, caressant machinalement le canon de son arme.

"Je ne sais pas ce qui va arriver de vous. Nous verrons bien les ordres. Vos copains sont en train d'attaquer nos gars dans les sous-sols. Ça va mal se finir."

Puis, à Kalalli
"Vous pouvez vous déplacer, mais ne sortez pas du périmètre."

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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Mer 25 Mai 2011 - 15:53

Elle avait peur, et il y avait de quoi. Il y avait tout de même des militaires prêt à leur tirer dessus pour un rien. Il avait tout de même suffit que Ken hausse le ton de sa voix et se montre plutôt mécontent pour que ce militaire lui braque son arme dessus. Elle voulait bien relativiser les choses mais il lui semblait difficile de garder un calme parfait avec de telles circonstances. Autant parce qu'elle était dans la même pièce qu'un commando qui avait l'air d'être plus que capable de tirer sur eux sans sourciller, autant parce que de toute manière, elle ne donnait pas cher de ce qu'ils feraient des personnes présentes ici. Puisqu'ils avaient été déclaré "apparement menace pour la sécurité nationale". Il sembla pensif, comme s'il pensait à quelque chose. Ou écoutait quelque chose. C'était dur à dire pour elle, surtout qu'elle avait baissé la tête et ne lui jetait que quelques coups d'oeils à la dérobé. Et puis il lui répondit.

Leurs copains ? De qui parlait-il ? Elle aurait donné cher pour le savoir par contre. Il était resté trop évasif, ne disant même pas combien ils étaient. Et puis vu comment ils étaient aussi "à cran", leurs copains en question avait peut-être juste eu l'intention de se défendre. Y avait de quoi se sentir en danger avec des maniaques de leurs armes. Cela dit, il venait de préciser à Kalalli qu'ils pouvaient se déplacer. Tant mieux. Elle commencait à étouffer ici. C'était trop tendu à son goût, et puis qu'elle soit ici ou ailleurs ne changerait rien à ce qui se passait.

"Je vais dans ma chambre", murmura-t-elle simplement, avant de se lever pour effectivement s'y rendre.

Arrow chambre de Leah.
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Kalalli Renand
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Jeu 26 Mai 2011 - 19:19

La réponse du soldat n'avait rien de très agréable. Pire que savoir ce qui les attendait, l'homme n'avait absolument aucune idée de ce qu'il allait faire d'eux. La seule bonne nouvelle était qu'ils pouvaient se déplacer où ils voulaient dans l'institut et même sortir tant qu'ils restaient dans l'enceinte.

Est-ce qu'ils les attendaient même à l'extérieur ? L'annonce de l'attaque dans les souterrains n'annonçait rien de bon pour la suite de façon évidente. Est-ce que les élèves qui se défendaient le faisaient en pensant que les soldats étaient initialement des ennemis ou tentaient-ils de protéger Cerebra ?

Leah se leva et se dirigea vers sa chambre, profitant probablement de l'autorisation pour ne plus avoir à subir la vue des gardes. De son côté, Kalalli préférait allait prendre l'air. La tension commençait à lui donner chaud. A la suite de l'Onyx, il se leva également sans indiquer au garde où il se rendait. De toute façon, ça ne devait pas réellement l'intéresser...

Arrow Perron
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Josh Elvene
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Lun 30 Mai 2011 - 1:11

Josh, sur un ton faiblard et désespéré a écrit:
"P... Pitié... Quelqu'un... A l'aide... Blessés... Dans le hangar... Militaires... vont nous tuer... Au s'cour..."
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Clark Walker
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Mar 31 Mai 2011 - 12:00

Communicateur de tous, voix de Clark Walker a écrit:
« Ici Clark Walker. Je vous ordonne ne n’opposer aucune résistance aux militaires présents. L’armée a investi les lieux sous ordre de la Présidente Banks, et il vaut mieux pour tous que nous gardions notre sang froid. Ils ne tireront pas si vous ne vous opposez pas à eux. Amenez les blessés dans le hall, si c'est possible. Je m'occuperai d'eux.»

_________________
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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   Dim 5 Juin 2011 - 14:38

"Regroupement. Tout le monde dehors.", ordonna le militaire en faction après un long moment de silence, et faisant signe aux mutants présents de sortir.

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MessageSujet: Re: [29/05] Ecouter la pluie   

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[29/05] Ecouter la pluie
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