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 Une lycéenne sans histoires

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Mikasa Ackerman
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MessageSujet: Une lycéenne sans histoires   Jeu 9 Juin 2011 - 1:49

Shibuya, Tokyo, sur le toit d'un lycée public.

Une jeune femme, étudiante compte tenu de sa tenue, était allongée à même le sol, respirant difficilement, comme épuisé. Ses cheveux, noir, était en sueur, répartit autour de son visage comme les rayons d'un soleil obscur. L'écharpe autour de son cou était légèrement défaite, libérant sa gorge de la chaleur du tissu.
Selon toutes les apparences, elle était épuisé, groggy, out, bon pour le compte.
Pourtant, autour d'elle, il n'y avait que de la poussière, et d'étrange tas de sable, enfin, de tas qui ressemblait à du sable.

Lentement, ses paupières s’ouvrent pour dévoiler deux yeux bleu qui semblent aussi épuisés que son corps. Son regard se pose autour d'elle, observant aux choses ressemblant au sable et elle grogne, avant de s'asseoir doucement, remettant son écharpe convenablement autour de son cou elle laissa échapper un soupir de déception.
Depuis qu'elle avait découvert qu'elle possédait une sorte de "force mystique", elle avait essayé de la libérer, de s'en servir, de comprendre.
Donc elle a pris l'habitude d'essayer son pouvoir sur des objets inertes. Et bien qu'elle parviens à avoir des résultats, elle ne peut s'empêcher de ressentir, en elle, que ce n'est pas tout, qu'elle pourrait faire plus.

Mais elle n'arrive jamais à faire mieux. Elle détruit les objets plus vite, elle parviens, la plupart du temps, à décider quand son pouvoir s'active et quand il ne s'active pas.

Se levant doucement, elle secoue doucement sa jupe avant de se diriger vers la porte menant aux escaliers. Étrangement, elle avait sécher tous les cours de la journée, chose plutôt rare pour elle. Pas qu'elle se souciait d'avoir été en cours mais, et elle appellerait ça le Karma, elle sentait que, quelque part, ça allait revenir la hanter.
Elle allait devoir remettre ces questions théologique à plus tard, elle devais rentrer, faire à manger et pour faire tout ça, il fallait sortir du lycée, sans rencontrer personnes.

Cela risquait de devenir physique.
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MessageSujet: Re: Une lycéenne sans histoires   Jeu 9 Juin 2011 - 21:43

Quitter l'enceinte du lycée ne posa aucun problème. Mais tandis que Mikasa marchait à travers les rues de Tokyo pour rentrer chez elle, elle aperçut devant elle un occidental qui la regardait fixement en souriant...


C'est à ce moment que le portable de la jeune mutante sonna. Un SMS venait d'arriver. Un SMS de Yoshiro.

Citation :
Salu jé appri pour ton voyage. Tro kool ! T'emène ki avec twa ? Mwa j'espère ! LOL !

La jeune femme ne savait nullement de quoi pouvait parler son amie. Mais à vrai dire, ce n'était pas le plus urgent... L'affreux rouquin se mit en route et se planta devant Mikasa.

"Mademoiselle Ackerman, je me présente : Lawrence Packard. Je suis un ami de votre père et il m'a chargé de vous entretenir d'une affaire de la plus grande importance. Vous avez une minute ?"

L'homme regardait la jeune femme d'un air intéressé... Elle n'arrivait pas réellement à lire l'expression sur son visage mais elle avait quelque chose d'inquiétant.

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Mikasa Ackerman
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MessageSujet: Re: Une lycéenne sans histoires   Ven 10 Juin 2011 - 4:52

Libre, elle étais libre. Sortir du bâtiment scolaire fut plus facile que prévus, parvenant même à éviter la présidente de sa classe - c'était sa journée de nettoyer la salle de classe - et les divers clubs qui voulaient encore la forcé à en faire partie. Mais qu'irait elle faire dans le club d'arrangement florales ? Ou celui de la cérémonie du thé ?
Elle n'aimait ni l'un, ni l'autre, alors en faire partie, au secours.

Une fois à l'extérieur, elle pris le temps de s'étirer longuement, seulement satisfaite quand elle entendis un craquement notable dans sa colonne vertébrale. Elle étais resté assise sur la pierre dure et froide du toit pendant plusieurs heures, elle avais le dos raide, des fourmis dans les jambes et un mal de chien aux fesses, comme si tout le cirque du Soleil s'en étais servis comme tremplin pour leurs acrobaties.
Toujours est-il qu'elle était... Satisfaite d'être sortie. Pas heureuse, jamais heureuse. Elle ne pensais pas possible qu'on puisse ressentir du bonheur à l'idée de sortir d'un établissement de connaissances.

Mais elle étais étrange, c'est vrai.

Le trajet du retour se fit sans histoires, elle pris le temps d'observer quelques magasins, quelques nouvelles musiques et d'autres futilités qu'elle s'autorisait encore à satisfaire.
Étrange attitude, mais chez elle le "lèche-vitrine" tiens plus de "caprices" qu'elle accorde que d'une attitude sociale liée à son âge et sa proximité avec d'autres filles de son âge.
Étrange, encore une fois.
Comme l'est cet étrange homme, occidental, roux, et dont la présence faisait vibrer toutes les alarmes dans la tête de Mikasa. Elle aurait aimé avoir plus de temps à avoir des sueurs froides mais son téléphone pris ce moment pour lui annoncer un SMS, excellent !

Seul six personnes ont son numéro et une seule envoie des SMS... Bingo. Yoshiro... Pourquoi lui avait-elle donné son numéro déjà ? Ah, oui, car elle avait passer la semaine, entière, dimanche compris, à la harceler jusqu'à ce qu'elle craque.
Et pas une semaine ne se passe sans qu'elle ne le regrette.
Surtout, de quoi elle parlait, quel voyage ? Mikasa n'avais participé à aucuns jeu concours et sa mère non plus, normalement.
Ses pensées furent, rudement, interrompue par Creep qui avait décider d'être encore plus inquiétant en se plaçant juste devant elle. Seul des années d'apathie émotives permirent à Mikasa d'éviter de voir si elle pouvait, ou pas, changer la chair humaine en sable.

Mais la conversation allait peut être lui faire regrette son self-control.

Monsieur Packard... Ami de Monsieur Ackerman. Qui avais une affaire de la plus haute importance à lui parler.
Packard... Packard... Pour une fois, elle se dis qu'elle aurais du faire attention aux noms que son père appelait quand il daignait lui parler, mais là, ce nom ne lui disait rien.
Toutefois, elle n'étais pas prise au dépourvue pour autant. Si son père lui a appris une chose c'est que, si ton statut social te le permet, n'hésite pas à te la jouer façon reine d'Angleterre sous méta-amphétamines.
Et c'est ce qu'elle allais faire.

Prenant son regard le plus glacial, sa voix la plus hautaine et une posture rigide, Mikasa entrait dans la petite cour des Grandes Personnes.

"Monsieur... Packard. Je n'ai pas le souvenir que votre nom ai jamais été mentionné par mon père mais passons ce détail."

Elle le fixa avec un regard, inquiète quand même par sa simple présence mais refusant à le montrer.
Glaciale, comme toujours.

"Si cette affaire est si importante, la présence de ma mère n'est-elle pas requise ? qui plus est, e trouve très étrange votre façon de faire... M'interpeller comme cela au milieu de la rue, étrange..."

Elle se braquait. Résultat de la peur qu'elle ressentait envers lui et de sa propre haine envers son père et tout ce qui l'entourait, elle devra faire un effort là.

"Je consent toutefois à vous écouter monsieur Packard. Quelle est cette affaire importante dont vous parler ?"

Étrange jeu du chat et de la souris, ou la souris se déguise en chat et que le chat semble armé de roquettes Sol-Air dernière catégorie.
A moins qu'elle ai juste des palpitations ?
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MessageSujet: Re: Une lycéenne sans histoires   Ven 10 Juin 2011 - 8:53

L'homme sourit à nouveau :

"Je ne vois pas pour quelle raison votre père aurait mentionné l'existence de son banquier ?"

Le sourire disparut. Il reprit d'une voix plus neutre :

"Actuellement, quelques employés de votre père sont à votre domicile de votre mère en train de discourir de la même affaire. J'ai également pris la liberté de contacter votre école. En somme, le but de la manœuvre est de pouvoir vous rendre libre dans les meilleurs délais de tout engagement au Japon"

Packard était en train de jouer avec ses mains. Ce n'était pas tant un signe de nervosité que la marque d'un plaisir certain.

"Monsieur votre père souhaiterait que vous vous rendiez à son chevet dans les plus brefs délais. Il a des choses à vous dire. Il a des choses à se faire pardonner. Et il ne pourrait supporter, à la toute fin de sa vie, de demeurer en froid avec vous ou avec votre mère"

Nouvelle pause, nouveau sourire en coin.

"C'est pour cette raison que j'ai reçu mandat de vous proposer de m'accompagner. La même proposition est en train d'être faite à votre mère qui ne semble pas opposée à venir. De manière à ne pas troubler plus que de raison votre existence, votre père, m'a également demandé de vous dire qu'il était prêt à faire venir toute personne dont la présence pourrait vous être chère. Comme vos camarades d'école, si vous en avez..."

Lawrence soupira de plaisir et termina :

"Votre père est devenu incroyablement riche. A croire que les investissements que je lui ai conseillé lui ont réussi. Mais l'argent ne fait pas le bonheur : il peut seulement aider à l'obtenir"

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MessageSujet: Re: Une lycéenne sans histoires   Ven 10 Juin 2011 - 11:08

Ah, voilà où elle avait entendue ce nom alors, le banquier... Quelque part, ça ne la surprenait pas d'avoir oubliée ce nom car il n'y a rien d plus ennuyeux, pour une petite fille, de passer sa journée avec son père qui passe lui-même sa journée avec son banquier, parlant de chiffres ou d'autres détails techniques qui passaient, à l'époque, au dessus de sa tête.
Mais quand même, elle aurait du réussir à se souvenir de son nom, au moins parce sa mère recevait son chèque de pension alimentaire avec une lettre qui portait sa signature à la fin.

Les deux sourcils de Mikasa disparurent dans ses cheveux tellement ils étaient haut du à la surprise. Son chevet ? La fin de sa vie ? Mais, que se passe t-il ici ? Lors de sa dernière visite il allait bien encore, d'accord, elle ne lui avait pas énormément parler, mais elle l'aurait remarqué si il était mourant, il y a des signes avants-coureurs quand même.
Est-ce que son arrogance et sa colère ont tellement obscurcis son jugement qu'elle ne faisait même plus attention à l'état de santé de son père ? Est-ce que son apathie l'aurait détourné des derniers moments qu'elle aurait put passer avec son père ?

"Comment ? Son chevet ? Mon père est mourant ? Depuis quand ? De quoi ?"

Ses questions avaient perdus le coté hautain de début pour laisser la place à une adolescente basique, bien qu'un peu glaciale. Finalement, elle pouvait dire autant de fois qu'elle le désirait qu'elle détestait son père, ou tenter de se convaincre d'une telle vérité mais cela ne changeait rien au fait que, malgré tout, il restait son père, qu'elle avait des liens de sang avec lui.
Finalement, peut être que derrière sa colère, et sa déception, elle l'aimait ?

Elle écouta le reste des informations d'une oreille distraite, retourner en Angleterre, y vivre même, faire venir de ses camarades de classe si elle voulait...
Mais qu'avait elle raté depuis tout ce temps ? Elle avait occulté son père, ses activités et voilà qu'elle découvrait qu'il était assez riche, et puissant, pour faire déménager plusieurs familles japonaise de leur foyer pour les placer dans un pays étranger, presque à l'autre bout du monde.
Penser à cela lui fit penser au SMS de Yoshiro, elle savait, elle savait avant elle qu'elle allait repartir, elle savait qu'elle pouvait emmener des gens avec elle...
Comment ?

"Je... Des amis. Yoshiro Amagi, c'est ma seule... Amie."

Le dire à haute voix semblait presque rendre la chose réelle, mais qu'elle soit damnée si jamais elle lui avouait.

La décision se prenait d'elle-même et même si elle n'aimait pas l'attitude joyeuse de cet homme, elle allait devoir accepter sa proposition, pas comme si elle avait énormément de choix. Elle avait beau être glaciale et détachée, elle n'étais pas un monstre pour autant.
Ce serait plus simple parfois pourtant.

"Je... Comprend monsieur Packard... Quand devons nous partir ? Et ai-je le temps de faire mes valises ?"


Elle allait oublier les "au-revoir" aux gens de sa classe. Elle n'étais proche d'aucun si ce n'est Yoshiro et encore, seulement parce que c'est la seule qui à décider d'ignorer son attitude pour essayer de la découvrir.
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MessageSujet: Re: Une lycéenne sans histoires   Dim 12 Juin 2011 - 12:05

Monsieur Packard baissa les yeux sans se départir de son petit sourire en coin.

"Votre père est gravement malade. Il est atteint depuis quelques années de la maladie de Pick. Il s'agit d'une dégénérescence mentale précoce. Il n'y a aucun traitement... J'en suis désolé"

Le rouquin releva les yeux :

"Mais il est très clair dans ses instants de lucidité : il veut pouvoir profiter de sa famille dans ses derniers jours. C'est pour cette raison qu'il a fait en sorte de quitter son cabinet qu'il ne peut plus gérer et qu'il a fait l'acquisition d'une belle propriété en Écosse"

Packard fouilla sa veste et en sortit deux billets d'avion : l'un était au nom de Mikasa, l'autre était en blanc.

"Voilà votre titre de transport. Vous partez demain. L'autre est à remettre à la personne de votre choix. Je sais que tout cela est terriblement brutal mais... Votre père le regrette, comme beaucoup de choses. Il espère juste que tout ceci ne vous perturbera pas trop"

Puis, saluant Mikasa d'un signe de la main, Lawrence Packard conclut :

"Si vous n'avez pas d'autres questions, je me propose de me retirer et de vous laisser préparer votre départ"

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MessageSujet: Re: Une lycéenne sans histoires   Dim 12 Juin 2011 - 14:34

Mikasa n'est pas violente, elle n'est pas impulsive et chacun de ses choix est souvent le résultat d'une longue introspection personnelle.
Hors, ce roux, ce banquier, cet... Cet homme ! Étais en train de tester les limites de sa patience et de son self-control.
Il a l'audace de sourire en parlant de l'état de son père, il a l'audace de garder une attitude arrogante !

Depuis le début de la conversation, elle avais des frissons, il la mettait mal à l'aise, et cela étais du à son attitude.

Le soucis, c'est qu'elle réagissait en fonction de ses réactions. Elle se braquait, se mettait sur la défensive, son caractère apathique laissait la place à de la froideur, son attitude détachée s'occultant pour laisser la place à une posture rigide.
Elle voulais en savoir plus mais elle ne voulait pas rester plus longtemps que ça avec lui.
C'est pour cela qu'elle accepta, d'un hochement de tête, les deux titres de transport, secouant la tête, indiquant qu'elle n'avais pas de questions, elle se mit à observer les deux billets dans sa main, perdue dans ses pensées.

Elle ne remarqua sans doute pas quand Packard partit, ni combien de temps s'était écoulé, mais elle savait ce qu'elle devais faire.
Sortant son téléphone, elle envoya, rapidement, un message à sa mère, indiquant ce qu'il venait de se passer, indiquant où elle irait, ce qu'elle y ferrait.
Et ce "où" l'ennuyait au plus au point...
Dans quelques années, en ce rappelant ce moment, elle dirait sûrement qu'elle venait d'être l'infortune victime d'une possession fantomatique, ou bien que son cerveau avait cessé de fonctionné.

Car c'est la seule raison pour laquelle elle se retrouverait devant la porte de Yosiro Amagi, frappant, voulant la voir, ayant besoin de voir un visage amical.

Et, cette fois-ci, elle l'avouerait.
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MessageSujet: Re: Une lycéenne sans histoires   Dim 12 Juin 2011 - 15:05

Tandis que Misaka attendait devant la porte du domicile de son amie, son portable vibra à nouveau.

Il s'agissait d'un autre SMS envoyé par sa mère :

Citation :
Ma pauvre Misaka, j'ai appris pour ton pauvre père. Je suis en train de préparer nos bagages. Ne rentre pas trop tard. J'ai hâte de te voir

La porte finit par s'ouvrir : il s'agissait de la mère de Yoshiro. Elle prit Misaka dans ses bras et lança :

"Tu dois être Misaka, ma pauvre chérie... Yoshiro m'a dit pour ton père et pour le voyage en Écosse. Elle espérait tant que tu viennes la voir... Elle veut te soutenir. Elle t'apprécie énormément. Et... Elle a déjà fait ses valises"

Laissant Misaka respirer un peu, la maman de son amie lui indiqua où était la chambre de Yoshiro.

Quand la jeune mutante entra dans cette dernière, elle vit son amie faire des bonds incroyables sur son propre lit. Visiblement, Yoshiro avait aujourd'hui de l'énergie à revendre !


Apercevant Misaka, Yoshiro se calma instantanément et tenta de se débarrasser de la mine ravie qu'elle avait sur son visage.

"Oh, salut Misaka... J'ai appris pour ton vieux. Euh... Je suis désolée. Je pensais pas que tu allais venir..."

Misaka put apercevoir deux valises fraichement faites et du bordel un peu partout dans la chambre. Visiblement, si Yoshiro n'attendait peut-être pas la visite de Misaka, elle l'espérait tout du moins fortement.

Yoshiro alla s'asseoir en tailleur sur son pieu.

"Tu le prends comment ? Tu veux qu'on en parle ?"

Elle se mordilla les lèvres et ajouta d'une toute petite voix :

"Tu as mon billet ?"

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MessageSujet: Re: Une lycéenne sans histoires   Dim 12 Juin 2011 - 17:10

Étonnant comment un simple message instantanée peut contenir comme pouvoir, comme émotions. Étonnant, aussi, de voir à quel point cela pouvait affecter Mikasa.
Dans quelques mois, quand elle auras eu le temps de digérer ces informations, de les analyser, elle arriveras à la conclusion que son esprit, son corps et son cœur furent tout trois soumis à une épreuve si rude, si violente qu'elle ne put qu'être submergée par eux, qu'elle ne put que laisser le contrôle à ses sentiments.
Voilà pourquoi, en ce jour, elle pleurait en silence, ses larmes tel des éclats de cristaux, observant son téléphone tandis qu'elle était réconfortée par la mère de la seule personne qu'elle peut considérer comme étant son amie.

"Merci... Amagi-san."

Des paroles un brin glaciale, une attitude réservée, n'ayant pas retourner l'acte de réconfort que la mère de Yoshiro lui avait offert.
C'était habituel pour elle et ceux la connaissant, mais elle espérait quand même ne pas avoir blessée l'adulte, cependant, elle n'arrivait pas à trouver en elle la force de réellement s'en soucier.
Essuyant ses larmes d'une main, elle se mit en marche, vers, selon les indications, la chambre de Yoshiro. Pendant ce, très, court trajet, une question revenait : comment avait-elle sut ? Elle venait de l'apprendre et, non seulement elle le savait mais, et si c'était vrai, avait déjà préparée ses valises.
Comment ?

Arrivant à la chambre, elle eut, pour seule comité de bienvenue, qu'une Yoshiro pétant la forme et qui faisait des bonds de babouin sur son lit.
Cela choquerait n'importe qui, tout le monde resterait la bouche ouverte et les bras ballants devant un tel accueil.
Pourtant, cela semblait presque normal pour Mikasa. C'est si elle aurait été accueillie par une Yoshiro calme et studieuse qu'elle aurait paniquée, mais là, tout va bien,, le cosmos reste égal à lui-même.

Elle avait été chamboulée, choquée, elle avait pleurée, elle avait déjà fait tout cela.
Désormais, elle veux des réponses.
Notant la mine ravie qu'elle avait, elle la laissa se fatiguée, la laissa poser ses questions, certaine qu'elle en apprendrais plus ainsi.
Elle ne fut pas tout à fait déçu, mais elle se serait attendue à plus, à moins qu'elle ne soit devenue totalement paranoïaque.

Elle n'avait pas le temps.

Sortant le billet blanc, le tenant entre son index et son majeur, elle ne lui donna pas de suite, le gardant près d'elle, observant d'un œil critique Yoshiro.

"Ceci est un billet blanc, utilisable par n'importe qui... Je veux bien te le confier, je veux bien te laisser venir... Mais je veux que tu me dise comment tu a sut pour mon père, pour mon voyage, et ce bien avant moi." désignant les valises faites dans le coin "Car depuis moins d'une heure, je vas de chocs en chocs et je ne sais plus trop quoi penser..."

Glaciale, paranoïaque probablement mais elle mettrait cela sur le compte de la prudence, une prudence extrême. Elle n'en étais pas au point de devenir hostile mais son visage habituel d'apathie était en lambeaux.
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MessageSujet: Re: Une lycéenne sans histoires   Dim 12 Juin 2011 - 17:17

Yoshiro semblait hypnotisée par le billet et sa main se tendit automatiquement en direction de ce dernier. Néanmoins, il fallait d'abord qu'elle réponde à la question. Elle baissa les yeux comme pour observer ses pieds et lança :

"Désolée, ma belle... Désolée pour mon excès d'enthousiasme. Après tout, si un voyage c'est en principe une nouvelle sympa, j'ai d'abord pensé à ma gueule et pas à la tienne. Je suis un peu égoïste. Après tout, c'est de ton père qu'il s'agit..."

Elle soupira puis reprit :

"Y a des types qui sont venus à l'école. Des types façon costumes-cravates. Des occidentaux à l'air un peu coincés. Ils ont parlé au prof et celui-ci nous a annoncé que tu risquais de ne pas revenir jusqu'à la fin de l'année à cause de ton père... Pis..."

Yoshiro eut un petit sourire gêné.

"Pis comme j'étais au premier rang, j'ai pu entendre ce qu'ils racontaient au prof... Qu'une de tes amies pourrait t'accompagner... Du coup, je t'ai envoyé le SMS... Enfin, si j'avais su que t'étais pas au courant, je me serai abstenue !"

Elle observa quelques instants Mikasa et lui demanda d'une toute petite voix :

"Ton père, pourquoi t'en parles jamais ?"

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MessageSujet: Re: Une lycéenne sans histoires   Dim 12 Juin 2011 - 18:59

Une migraine se formait au niveau de la tempe gauche de Mikasa au fur et à mesure que Yoshiro s'expliquait. Elle devrait être en colère, elle devrait l'insulter, lui dire de se mêler de ses affaires. Lui exiger des raisons pour lesquelles elle devrait la laisser l'accompagner, l'empêcher de venir, l'empêcher de parler. Faire ce qu'elle aurait du faire au début, quand elles se sont rencontrées pour la première fois : lui dire, clairement, de ne plus jamais l'approcher, de vivre sa vie, de laisser la sienne tranquille.
Elle devrait.

Mais au final, elle était juste las...

C'était tellement... "Yohironien", tellement elle. Agir, réfléchir quand les faits sont devant elle, réagir... Si elle ne la connaissait pas, elle pourrait presque penser qu'il s'agissait d'une gourde au Q.I. si relativement bas.
Mais c'était juste sa façon de faire.

"Y a pas de mal..." D'une petite voix, fatiguée, déposant le billet sur les genoux de son "amie". "Tu savais pas."

Pour la première fois depuis qu'elle était entrée, elle s’autorisa à se détendre, légèrement, s'asseyant au sol, genoux remontés sous son menton, réfléchissant.
Pour être honnête, elle fut surprise que Yoshiro mit tant de temps à lui poser cette question. Elle pensait, sincèrement, qu'elle aurait été harcelée de questions. Elle supposait que le regard glacial et le grognement d'avertissement avaient suffit à la faire réfléchir à deux fois avant de poser cette question.

Mais aujourd'hui...

"Mauvais rapport avec lui. Je... N'ai aucuns bon souvenir de lui. Pour être franche, j'ai été surprise de savoir qu'il voulait me voir, nous voir avec maman..." Elle semblait petite, fragile. Si surprenant. "Je ne sais même pas quoi lui dire, quoi faire en le voyant... Je ne sais plus rien."

Elle grogne de frustration, essuyant ses larmes d'un mouvement de main rageur, essayant d'ignorer le fait qu'elle viens de s'ouvrir devant quelqu'un qui, hier encore, était considérée comme une gène.

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MessageSujet: Re: Une lycéenne sans histoires   Lun 13 Juin 2011 - 23:25


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